Le projet art est né en 2019 suite au constat que certains bénéficiaires dotés d’une fibre artistique ont dû renoncer à la développer compte tenu de leurs conditions de vie, impliquant un manque d’espace et de moyens. L’atelier Art vient combler ce manque et propose aux participants un espace de création et le matériel nécessaire.

Le projet vise à leur donner l’opportunité de (re)découvrir leur identité artistique de manière autonome et en dehors de tout académisme. Si l’atelier cherche à entretenir les compétences et la motivation des bénéficiaires artistes, il est également un atelier d’initiation pour ceux qui voudraient pratiquer une activité créatrice.

Le  processus créatif est un espace de liberté qui offre des choix là où l’addiction les réduit. L’art permet de s’approprier ses capacités, développer son potentiel, stimuler l’auto-affirmation. Ces  ateliers visent à inciter les  bénéficiaires  à devenir acteurs d’une activité qui leur appartient en propre. C’est une opportunité pour développer ou renforcer de nouvelles compétences. L’exploration de divers médias permettra aux moins expérimentés de trouver leur mode d’expression de prédilection, tandis que les plus habitués pourront découvrir de nouvelles voies à explorer. La dimension collective de cette activité permet de créer du lien social et de lutter contre l’isolement auquel ce public fait face. En outre, l’organisation d’une exposition ou d’une œuvre collective vise à renforcer un esprit de groupe. Tous ces éléments participent à restaurer l’estime de soi dans une logique d’autonomie. 

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Chaque participant est invité à développer un projet en fonction de ses intérêts et du support de son choix : peinture, graffiti, sculpture, photos… Il amène une proposition, sa faisabilité est ensuite débattue, puis, s’il est réalisable, le projet est mis en oeuvre. Les participants peuvent choisir  d’évoluer  seuls  ou  d’être  accompagnés  par  un  chargé  de projet ou d’autres participants volontaires.   

Pour mettre en œuvre cet atelier, nous avons pensé le projet lors de réunion de travail avec les bénéficiaires concernés. Il était question de l’organisation, du cadre, du type de matériel à prévoir et de discuter de leurs envies. Après ce processus de co-construction, les bénéficiaires ont ensuite pu investir l’atelier sur une base hebdomadaire.